RE: 20180618 EL—Pref** Recherche d’interlocuteur(s) de l’Etat et d’assistance à la communication pour supplice psycho-administratif

Le 09/10/2019

Madame ou Monsieur le Responsable du Bureau des Relations avec les Usagers de la Préfecture de ***

Merci infiniment pour le fait d’avoir bien voulu me répondre, aujourd’hui : 
« Bonjour Monsieur LUCAS,
Comme il est indiqué au bas de ce message, il vous était demandé de préciser l’objet de votre demande,
afin de pouvoir l’orienter vers le service destinataire de la Préfecture ou d’une Direction départementale
interministérielle, le cas échéant.
En l’absence de cette précision, il est impossible de pouvoir vous donner une réponse.
Cordialement. »

Concernant votre demande de précisions du 18 juin 2018
(« Bonjour Monsieur,
Afin d’orienter votre message vers le service susceptible de vous renseigner, merci de bien vouloir exposer les motifs que vous conduisent à saisir différents ministères ainsi que la préfecture.
Cordialement
–« ),
j’y ai répondu le 20 juin 2018 par un message assez long et précis (mais – je l’espère – pas trop long ni trop précis pour en empêcher la lecture).

 
Le 01 juillet 2018, je vous ai écrit :
« Bonjour, je voulais savoir si mon courriel du 20 a répondu à votre demande de précisions du 18, et si vous comptez répondre. Merci. »
 
Et le 12 février 2019 : 

« Bonjour, j’attends votre réponse depuis juin 2018.

Comment faire pour obtenir une réponse ? (Toujours la même question depuis plus de 20 ans).
Qui va enfin m’aider à obtenir enfin des réponses de la Pref **, que l’ENSEMBLE de l’administration française me désigne comme unique interlocuteur ?
Où est l’aide à la communication à laquelle j’ai droit, ou au moins une assistance sociale ??? (Nom, prénom, email) ?
Pourquoi tant de torture ??? 
Ca fait des années et des années que je demande !
EL »
 
Si vous estimez que mes précisions du 20 juin 2018 ne sont pas suffisantes pour « exposer les motifs qui [me] conduisent à saisir différents ministères ainsi que la préfecture » ou pour « préciser l’objet de [ma] demande », j’aimerais pouvoir vous suggérer de me le faire savoir de manière explicite car, étant autiste, j’ai beaucoup de difficultés pour deviner les pensées et décisions administratives non formulées.
 
Par exemple, je ne peux savoir si vos absences de réponses depuis juin 2018 sont dues à des oublis, ou à autre chose (comme une sorte de mécanisme de « classement automatique sans suite »), ou encore à l’idée qui voudrait que je serais censé deviner que ces absences de réponses signifieraient que mes explications étaient insuffisantes ET que cela justifierait – franco-administrativement parlant – de ne pas me répondre, tout en espérant (peut-être) que je devinerai bien tout seul ce genre de mécanismes de communication.
 
Comme vous pouvez le constater, la communication est difficile, et mes requêtes comportent (entre autres) une demande d’assistance à ce sujet.
 
Et puisque je constate que quelqu’un lit bien les courriels que j’envoie, j’aimerais en profiter pour vous demander quelles sont les mesures prévues par vos services pour l’accessibilité des personnes handicapées (notamment, autistes ou autres personnes affectées par des troubles psycho-sociaux ou psycho-administratifs) aux services de votre Préfecture. 
En effet, si des mesures d’accessibilité universelle ou un tel service exist(ai)ent, ainsi qu’il est prévu par diverses dispositions et par les Conventions internationales (notamment la CDPH de l’ONU, ratifiée par l’Etat français et entrée en vigueur le 20 mars 2010), alors les difficultés seraient moindres puisque la présence d’un « référent autisme » (par exemple) au niveau départemental ou même national pour conseiller les services administratifs aux prises avec des difficultés « psycho-administratives » avec des usagers, vous aurait probablement amené(e) à me dire que mes explications n’étaient pas suffisantes (si tel est le cas).
 
Au cas où vous n’auriez pas vues ou lues ces précisions du 20 juin 2018, je vous serais reconnaissant de bien vouloir en prendre connaissance, et de me dire quels sont les points qui nécessitent encore des clarifications.
 
Etant donné que je suis en possession d’au moins 3 lettres recommandées (obtenues de très haute lutte) qui, toutes, indiquent clairement et uniquement la Préfecture de *** comme mon interlocuteur (sans autres précisions), je n’ai pas d’autre choix que d’explorer cette piste (même si évidemment je l’ai déjà fait dans le passé, pour certains sujets, et naturellement en vain mais la vie est une longue lutte).
 
Est-ce que vous estimez qu’il pourrait être utile, ou préférable, que je vous renvoie les demandes initiales faites à ces divers ministères, qui les ont amenés à estimer que ce serait votre Préfecture qui serait appropriée ? 
Ces demandes sont très précises. Trop pour être comprises, peut-être, mais là je ne sais pas quoi y faire, mes compétences en termes d’approximation (voire de confusion) étant très limitées.
Certaines de ces demandes démontrent même que cela ne peut pas être votre Préfecture qui pourrait répondre de manière fructueuse car, cela impliquerait de reconnaître certaines erreurs (de votre Préfecture et d’autres), ce qui me semble impossible (d’après ce que j’ai observé du fonctionnement administratif préfectoral ces 25 dernières années). 
Mais, au niveau administratif, ce que je pense n’a aucune importance, et d’ailleurs les ministères ont ignoré ces explications. Donc il n’y a pas d’autre choix que de « se plier aux décisions de l’Administration » et de faire ce qu’ils me conseillent de faire, sans quoi on me reprochera de ne pas l’avoir fait, et ce sera « ma faute ». 
Donc pour l’instant tout est bloqué au niveau de ces tentatives de communication avec « la Préfecture de *** », ce qui explique – vous le comprendrez – mon insistance. Croyez bien que si je pouvais m’en passer, je le ferais très volontiers.
 
Dans tous les cas, comme il est expliqué dans mes demandes, j’ai besoin, en plus, d’une aide socio-administrative accessible (c’est à dire à distance) afin de « m’en sortir » dans ces problèmes de relations avec l’Administration, qui s’apparentent à une torture, ce que mes centaines ou milliers de courriels et lettres en vain confirment.
 
Surtout, je vous prie de m’indiquer précisément quelles sont les choses qui ne sont pas claires et qui nécessitent d’autres explications, car il m’est impossible de deviner ou d’interpréter les silences ou les possibles mécanismes psychologiques ou autres de l’Administration.
 
Je vous prie d’agréer, Madame ou Monsieur le Responsable du Bureau des Relations avec les Usagers, l’expression de mes salutations non pas cordiales mais distinguées.
(Pardon, mais aucune cordialité ne semble possible – ni même décente – dans le cadre d’une torture administrative sur personne handicapée depuis plus de 25 ans par trois préfectures successives, dont les présents troubles épistolaires ne sont qu’un infinitésimal fragment.)
 
Eric LUCAS