Résumé de la torture en juillet 2021

Madame la Sénatrice

Je tiens à vous remercier pour vos tentatives pour m’aider depuis plusieurs mois ou peut-être un an ou plus.

Vous m’écrivez « Quelle est précisément votre demande ? »

A/ Ma demande précise (que j’ai écrite un nombre incalculable de fois depuis des années mais peut-être pas à vous car dans ce cauchemar on finit par se perdre) est celle de la fin des supplices administratifs injustes, inutiles et interminables qui me sont infligés depuis 1994.

Pour y parvenir, je suppose qu’il faudrait parvenir à trouver :

  • A1/ « au moins un interlocuteur de l’Administration (car comment solutionner des problèmes sans trouver à qui s’adresser ?) ;
  • A2/ un accompagnement administratif « ordinaire » (qui m’est promis par le MEAE mais refusé dans les faits, malgré 16 LRAR dans ce but en 2020) ;
  • A3/ un accompagnement socio-administratif adapté à l’autisme et accessible ;
  • A4/ une assistance juridique adaptée à l’autisme et accessible ;
  • A5/ et peut-être d’autres choses (une baguette magique pour obtenir justice et humanité de la part de l’Hydre Administratif Français ?), ce que je ne peux pas deviner puisque je n’ai pas d’assistance.

B/ Mon problème principal est la torture mentale, par l’Administration française, du maintien des injustices (ou de l’impossibilité de trouver comment faire pour obtenir justice, et c’est pas faute d’essayer), « à vie » et sans que personne ne s’en occupe, ne semble capable d’y faire quoi que ce soit ou ne s’y intéresse dans l’Administration française (fautive, coupable, inhumaine et hautement solidaire d’elle-même) concernant :

  • B1/ depuis février 1994, le calvaire de ma séquestration médico-administrative de 15 mois (hospitalisation psychiatrique sous la contrainte, et le traumatisme à vie en résultant) jamais justifiée (absence de caractère « circonstancié » des certificats médicaux mensuels, absence de diagnostic, délires médico-littéraires etc.) ;
  • B2/ depuis le 24/06/2002, le cauchemar insupportable concernant ma « vie privée et familiale » (reposant sur les obstacles injustifiés en matière de « droit au séjour » de mon ami soutien-de-vie, et sur l’absence de prise en compte de l’autisme, ce qui est facile à comprendre mais personne ne veut écouter car tout le monde « sait déjà mieux ») ;
  • B3/ depuis le début des années 2000, l’absence d’assistance socio-administrative (et juridique) adaptée à l’autisme et accessible,
  • B4/ et depuis encore plus longtemps, le Mutisme Administratif cinglant et compact qui empêche de trouver des solutions ou au moins des interlocuteurs, et qui « scelle » cette torture.

N.B. : Mon problème principal n’est PAS un problème d’hospitalisation d’office, d’erreur médicale, d’obtention de dossier médical, de titre de séjour concernant un tiers ni autre chose que ce que je décris (mais – faute d’attention – ce n’est pas compris), qui est un problème de « torture mentale du maintien des injustices » (à vie et sans aide ni espoir de résolution).

N.B. 2 :  Mon problème principal est la « torture mentale du maintien des injustices », pas « autre chose » qui résulterait d’une interprétation, d’une « conversion » ou de quoi que ce soit d’autre effectué par un lecteur.

C/ Ce problème « à vie » (? ou au moins depuis 30 ans et sans la moindre lueur d’espoir) est aggravé par un problème secondaire, le fait que le MEAE m’a fait supprimer l’AAH fin 2020 (alors qu’ils connaissaient mon expatriation depuis fin 2016 et mon AAH depuis 2017, ce qui relève donc de la persécution), ce qui me place dans une situation de misère (et ce qui oblige ma mère – qui a 80 ans – à payer pour moi les nombreuses factures pour les organisations que j’ai créées et où je travaille bénévolement presque toute la journée 7/7), ce qui visiblement n’est encore pas suffisant pour que « la France » daigne s’y intéresser).
Comme si ces tortures mentales, cette absence d’assistance et cette misère ne suffisaient pas, la CAF a porté plainte contre moi (et bien sûr j’essaie de me défendre, mais c’est comme pour le reste : pas de véritable accès à la justice pour les autistes, c’est comme si je parlais chinois.)

Je passe beaucoup de temps à expliquer et réexpliquer, année après année, à faire des centaines de lettres et courriels, mais cela fatigue tout le monde et c’est comme si je ne faisais rien, ou c’est pire, car au lieu d’engendrer l’aide tant suppliée – ou sinon la fin des supplices (tout en restant vivant), cela « fatigue » ou « agace » les personnes qui passent moins de 2 mn à me lire (donc sans comprendre) et qui ne réalisent pas que moi j’y ai déjà passé des décennies et que je n’ai rien demandé de tout ce cauchemar.
J’aimerais qu’on me laisse tranquille ! J’ai droit, moi aussi, à une vie paisible et sans injustices kafkaïennes ad vitam aeternam.

C’est une torture.

En relisant, je me dis que ça doit paraître incroyable (donc pas crédible, donc pas cru – comme souvent) mais hélas j’ai toutes les preuves.
Que personne ne peut voir car personne n’a le temps.

Voilà donc, en résumé, quel est mon problème et quelle est « ma demande précise ».
Je ne sais pas si elle est « adaptée » mais je ne puis que l’exprimer comme je la perçois.
Je demande juste qu’on arrête de me torturer aussi injustement, inutilement, indignement et inintelligemment.

 
En vous remerciant pour votre gentillesse, je vous prie de croire, Madame la Sénatrice, à l’assurance de ma respectueuse considération.
 
Eric LUCAS
Martyr Administratif Français