Bureaucratistan – Conférence des Bâtonniers : ​Demande d’aide en vain concernant un refus discriminatoire d’accès à la justice pour cause d’exclusion par un bâtonnier égaré

De : Eric LUCAS <autistasperger@gmail.com>
Date: dim. 25 déc. 2022 à 12:20
Subject: ​​Demande d’aide en vain concernant un refus discriminatoire d’accès à la justice pour cause d’exclusion par un bâtonnier égaré
To: <conference@conferencedesbatonniers.com>
Cc: ***
A l’attention de la Conférence des Bâtonniers
 
Le 25/12/2022
 
Monsieur le Président
 
Je vous écris avec un espoir du même niveau que celui de gagner au loto.
J’ai un grave problème avec un Bâtonnier qui m’a retiré l’aide d’une avocate commise d’office, sur la base de choses imaginaires nées des malentendus inévitables en l’absence de prise en compte correcte de l’autisme.
 
« Naturellement », ce personnage apparemment très important ne daigne pas me répondre, comme cela semble être la coutume dans votre pays.
(Il a déjà consenti à me rejeter et même à faire une lettre pour cela, ce qui devait sans doute être bien « agaçant » et « pénible » : pardon d’exister etc etc.)
 
L’erreur est manifeste, et la mauvaise foi et la mauvaise volonté aussi. 
Je peux donner des preuves, mais – afin de maintenir au minimum les risques d’outrecuider – j’attends pour cela qu’on en manifeste la demande.
En résumé, ce Bâtonnier est « complètement à l’Ouest » en termes de compréhension de mon « dossier », et je suis même perplexe à propos de ses capacités intellectuelles, car même sémantiquement certaines de ses phrases sont absurdes.
 
Mais moi, faisant partie des « gens qui ne sont rien » (pire : des personnes autistes handicapées), je ne vois pas comment me défendre contre le « pot de fer ».
Les Gens du Système, les Elites Infaillibles, les Suppôts de l’Hydre Administratif, ont tout pouvoir et rejettent d’un revers de manche, sans aucun dialogue, sans jamais permettre aucune chance de reconnaître leurs erreurs évidemment inévitables dans de telles conditions.
 
Car enfin, depuis quand les bâtonniers sont-ils capables de comprendre les subtilités des écrits d’un autiste, et de surcroît sans même le moindre dialogue ?
Comme on dit, « il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »…
La mauvaise foi le dispute à l’arrogance etc, bref, c’est la France.
 
Je lui ai évidemment envoyé un courriel doublé d’une LRAR pour le prier de réviser sa décision, ou au moins de désigner une avocate adaptée (c’est à dire qui consentirait à prendre en compte le handicap et la CDPH de l’ONU, car la base du problème repose sur ce refus initial ayant engendré une décision « confraternelle » pour « décharger » cette avocate – les autistes sont tellement embêtants…).
Faut-il préciser qu’en tant que misérable vermisseau (simple « usager » et – théoriquement – « justiciable ») je n’ai pas eu l’honneur d’une réponse…
 
Que puis-je faire ? Essayer de porter plainte contre cette éminente personne ?
Mais alors, comment obtenir l’aide juridictionnelle puisque celle-ci serait consentie ou désignée par ce même Bâtonnier (si j’ai bien compris) ?
Il ne peut tout de même pas désigner un avocat contre lui-même… Déjà que même sans cela, la mauvaise volonté et les troubles de la compréhension culminent…
 
Je ne sais pas si je peux préciser que ce refus d’accès à un service public né d’un refus (de fait) de fourniture des aménagements évidemment nécessaires, constitue une DISCRIMINATION préjudiciable sur la base du handicap selon la CDPH de l’ONU, et que par exemple dans le domaine du travail cela relève du Code Pénal (pardon de l’avoir dit quand même – il faut croire que ça m’a échappé…).
 
Bien que n’ayant quasiment aucun espoir de quoi que ce soit avec votre pays, et bien qu’il soit PATENT qu’il n’existe PAS d’accès à la justice pour les personnes handicapées autistes (et j’attends de pied ferme qu’on me prouve le contraire), j’ai tout de même le droit d’essayer de me défendre (malgré l’absence TOTALE d’aide – comme on le voit – avec maintenant même les Bâtonniers qui ajoutent inconsidérément mais COUPABLEMENT leur petite touche, comme s’il n’y en avait pas déjà « quinze mille », depuis environ trente ans de Supplices Administratifs Français – pourtant largement décrits et lus par cette personne visiblement « au-dessus de tout ça »).
 
Je n’ai pas de baguette magique, et je n’ai pas encore sollicité le Père Noël mais au point où on en est ce serait une idée. A la « vitesse » où vont les choses, il faudrait que je pense à faire une lettre à ce gentil vieillard en décembre 2033. Sauf si « la France ma tuer » d’ici là, à force de tant de Sévices Publics.
En attendant, je fais ce que je peux, seul, sans aide, et avec de nouveaux sévices (exclusions cinglantes sur la base d’amalgames élucubrationnels pitoyables etc.) quand je demande de l’aide.
Mais « rassurez-vous », en la matière, malgré la grande ébouriffance de la décision bâtonnière incriminée, l’entité curieusement nommée « Défenseur des Droits » possède une très large avance (environ 2 ou 3 années-lumière, et ça fait beaucoup) sur vos Ordres, ou du moins sur l’Ordre « à l’Ouest » malheureusement impliqué suite à ce lamentable égarement, et à mon avis – soit dit sans vouloir offenser – la Bâtonnerie en question n’a aucune chance (ou aucun risque) de rattraper les spécialistes ombudsmanesques de l’exclusion des autistes en France.
 
En vous priant de bien vouloir pardonner autant que possible tout ce qui pourrait déranger ou disconvenir, veuillez croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma plus respectueuse considération.
 

Eric LUCAS
Martyr de l’Aboministration Française
Autiste CIM-11 6A02.0 à haut potentiel altruiste
Rescapé de la psychiatrie publique française et de ses médesinges – Martyr Administratif Français depuis 1994
Torturé en 2002-2006 par le Ministère des Aff(ai)res Etrang(èr)es de la France
Fondateur de AllianceAutiste.org, Autistan.org et Autistance.org en 2014
Demandeur d’asile auprès de la République fédérative du Brésil depuis 2017
Usager-Expert en Troubles et Sévices Administratifs Français

EricLucas.org

« (…) aux personnes en situation de handicap (…), je veux ici dire très solennellement que la République sera toujours à leurs côtés et qu’à chaque fois qu’il y a une difficulté, une impasse, une épreuve, qu’ils n’ajoutent pas une forme de culpabilité, à ce qu’ils vivent : c’est la nôtre de culpabilité, pas la leur. Eux, ils ont à croire dans leurs rêves. Votre différence, ça n’est pas celle que nos regards, trop habitués aux normes, croient voir. Votre différence, c’est votre potentiel. » –  Emmanuel MACRON, 11/02/2020