Administrature / Bureaucrature – Ixième demande d’accès à la Justice – Eventualité d’une plainte auprès du Comité Contre la Torture de l’ONU (entre autres) pour cause de supplices torturants sur personne autiste handicapée depuis plus de 28 ans

De : Eric LUCAS <autistasperger@gmail.com>
Date: ven. 20 janv. 2023 à 20:02
Subject: IMPORTANT – Ixième demande d’accès à la Justice – Eventualité d’une plainte auprès du Comité Contre la Torture de l’ONU (entre autres) pour cause de supplices torturants sur personne autiste handicapée depuis plus de 28 ans
To: <courrier.cabsolidarites@social.gouv.fr >, POULET Celine <celine.poulet@pm.gouv.fr>, SALVINI Marc <marc.salvini@justice.gouv.fr>, COMPAGNON Claire <claire.compagnon@pm.gouv.fr>, Claire Hédon <claire.hedon@defenseurdesdroits.fr>
Cc: <ohchr-cat@un.org>
 
IMPORTANT – Ixième demande d’accès à la Justice – Eventualité d’une plainte auprès du Comité Contre la Torture de l’ONU (entre autres) pour cause de supplices torturants sur personne autiste handicapée depuis plus de 28 ans
 
P.S. et N.B. : Au cas où – comme d’habitude – le « ton » ou la forme de ce nouvel appel au secours serait perçu comme un « motif » pour l’ignorer ou le disqualifier (au plus grand mépris des principes les plus élémentaires en matière de handicap autistique), alors cela serait une nouvelle preuve de l’absence d’accessibilité de vos services aux personnes autistes handicapées en France (s’il fallait le démontrer, c’est à dire montrer que l’eau mouille ou que la Terre tourne – soit dit sans vouloir offenser, et puis il faudrait vraiment arrêter avec ces questions d’egos et de susceptibilité mal placée car c’est non-professionnel et cela participe grandement aux mécanismes de l’inaccessibilité et cela aggrave le caractère torturant des agissements de l’Administration française envers les personnes autistes).
 
Madame la Ministre du Handicap
Madame la Secrétaire Générale du CIH
Monsieur le HFHI Justice
Madame la Déléguée Interministérielle Autisme et TND
Madame la Défenseure des Droits
Copie pour info : Comité Contre la Torture de l’ONU
 
Le 20/01/2023
 
Mesdames, Monsieur
 
Cela fait plus de VINGT HUIT ANS que j’essaie d’accéder à la justice et que – en résumé – on me fait tourner en bourrique.
Si l’accès à la justice existe en France pour moi en tant que personne autiste handicapée, alors je dois être « vraiment trop handicapé » pour le trouver, et dans ce cas je vous prie de m’indiquer ENFIN par retour de courriel le NOM et l’ADRESSE DE COURRIEL de la personne ou du service en question.
(J’ai déjà demandé cela je ne sais combien de fois, et pardon si c’est « particulièrement pénible » d’avoir à faire cela en vain et à vie, dans ce très étonnant pays.)
 
Je trouve particulièrement torturant qu’au lieu de me fournir l’aide dont j’ai besoin et à laquelle j’ai droit, tous les services de l’Etat approchés se contentent soit d’ignorer, soit d’éconduire, soit de me reprocher de manière plus ou moins explicite que c’est moi qui suis « PARTICULIEREMENT PENIBLE » (dixit, ou plutôt clamavit la Direction du  DdD), alors que s’il y a une chose méga-pénible ici, c’est bien les supplices qui me sont imposés.
 
Il est vraiment écoeurant que les services censés aider les personnes handicapées, loin de le faire, leur reprochent le nombre de leurs rappels, alors que ces rappels depuis tant d’années sont ultra-pénibles pour moi, tout autant que le MUTISME qui m’est infligé, quand ce n’est pas carrément des intimations à « aller emm**der quelqu’un d’autre« , comme on me l’a crié chez le DdD, au plus grand mépris de leur charte de déontologie, des principes les plus basiques du respect de l’usager ou même simplement de la plus élémentaire bienséance ou décence.
Le mépris et l’arrogance… bref, auto-censure, sans quoi ça me sera encore reproché (trop long, trop ci, trop ça…).
 
Et je trouve particulièrement torturant et inacceptable également que l’on me reproche aussi quoi que ce soit qui serait en rapport avec mon handicap, comme par exemple la longueur ou le style de mes écrits.
De toute façon, j’ai essayé également en version « court » ou « très court » et ça ne fonctionne pas mieux.
Quand c’est trop court les gens ne comprennent pas de quoi il s’agit, et quand je donne des détails, là je crois qu’il comprennent trop…
Et le résultat c’est qu’ils m’orientent « ailleurs, toujours ailleurs, c’est à dire nulle part » (comme je le tue à l’expliquer depuis des années), et ça c’est dans le meilleur des cas, c’est à dire si j’ai la rare chance d’obtenir une réponse.
Si c’est pas de la torture, c’est quoi ??
Je fais énormément d’efforts de diplomatie et de politesse, or que font les services de l’Etat français en termes d’adaptations, c’est à dire d’accessibilité ? 
Rien, si ce n’est des invectives et même parfois des « manoeuvres » pour m’exclure (ce qui semble être une spécialité chez le DdD : comme toujours, on marche sur la tête, plus les gens sont censés aider, et plus ils rejettent et sont inaccessibles, et chez le DdD l’inaccessibilité est particulièrement puissante et redoutable). Mais bien sûr, tout ça est de ma faute…
 
J’ai toutes les preuves.
Mais TOUT ce que je peux faire (ou ne pas faire) est utilisé contre moi. Par exemple, si j’écris « J’ai toutes les preuves », cela sera automatiquement utilisé pour disqualifier mes propos, en inventant n’importe quel prétexte du genre que je serais « malveillant » ou quoi que ce soit d’autre qui arrange, et sans JAMAIS m’offrir une chance pour me défendre.
(La charte du DdD dit qu’ils doivent respecter le « principe du contradictoire » : eh bien qu’est-ce que ce serait si cette charte n’existait pas, alors ?)
 
Franchement, c’est le monde à l’envers.
C’est moi qui souffre, A CAUSE des agissements votre système administratif INACCESSIBLE POUR LES AUTISTES (dans mon cas : hôpitaux, consulats, préfectures, services de la justice…), mais par dessus le marché :
– non seulement votre système ne fait RIEN pour se rendre accessible aux personnes handicapées autistes, et ce n’est pas faute de le faire demander par mon association et même par le Comité CDPH de l’ONU, dont les demandes (de référents autisme pare exemple) sont jugées négligeables ou inutiles (d’après M. Salvini – en substance) ;
– mais en plus, on me reproche mes demandes et plaintes, en utilisant quoi que ce soit perçu comme « pas bien » pour les ignorer.
 
Tout cela relève très très clairement de la discrimination sur la base du handicap, puisqu’il y a bien exclusion (absence d’accès à la justice par exemple) et puisque celle-ci résulte de l’absence totale d’aménagements.
 
En plus, il faudrait que mes écrits soient parfaitement formatés, avec la bonne longueur, la bonne structure, le bon style etc : non mais pincez-moi je rêve…
Est-ce que c’est de l’accessibilité, ces exigences, ou est-ce que ce n’est pas plutôt des OBSTACLES qui feraient pâlir de jalousie les protagonistes de la « Maison qui rend fou » d’Astérix ?
Et quand je pense aux personnes autistes qui sont nettement moins « outillées » que moi en termes de langue française… Vous voulez savoir pourquoi vous n’êtes même pas au courant de l’inaccessibilité qui les pénalise ?? Mais c’est tout simplement parce que votre système est TELLEMENT INACCESSIBLE qu’elles ne sont jamais arrivées au stade qui est le mien, c’est à dire aux portes de vos institutions. 
Vous devriez me remercier et faire bon usage de tout ce que je pourrais apporter pour améliorer vos services et les rendre accessibles.
Mais au lieu de cela – et c’est un cercle vicieux que j’essaie de vous expliquer « en parlant chinois à un cheval inexistant » – vous vous contentez de vous formaliser sur la « pénibilité » dans la communication, pour bloquer et exclure, exactement comme ce qui est fait aux enfants et adultes autistes « de niveau 3 » qui sont exclus ou parqués dans vos mouroirs parce qu’ils expriment leurs souffrances (dues à un système qui REFUSE de se rendre accessible aux autistes).
 
Vous faut-il des exemples ou des preuves (à titre personnel) ??
Mon site EricLucas.org en contient. Il n’y a pas les 28 ans de dossiers car cela prendrait des années de travail pour les publier, mais rien que les 200 articles du site, c’est déjà suffisant. Et si ça ne l’est pas, je fais confiance au génie de l’Administration française pour « enrichir » ce cauchemar, dans les trente ans qui me restent à le vivre, statistiquement.
 
Parfois on ne sait même plus s’il faut rire ou pleurer.
C’est ainsi que dans la recherche du Saint-Graal de l’accès à la justice, j’ai contacté un nombre suffisant de « Points d’Accès au Droit », « Maisons France Services » et autres « PIMMS » : comme on pouvait s’y attendre en l’ABSENCE de la moindre politique et de mesures  d’accessibilité en faveur des personnes autistes, les très rares services qui daignent répondre sont totalement démunis (mais bien sûr, on va me reprocher que mes demandes ne sont pas adaptées aux réponses… ça ressemble à une mauvaise blague, mais non pas du tout, l’Administration française ne voit même pas ces hérésies).

Le dernier PIMMS qui a bien voulu me répondre, dans le Finistère, ne semble pas avoir lu le résumé de mes problèmes puisque j’y mentionne – entre autres – que le DdD m’invite à aller me faire voir ailleurs (pour le dire poliment), et puisque ce PIMMS me propose gentiment de rencontrer un Délégué.
Il faut vraiment s’accrocher pour ne pas « péter un câble » (ce qui me serait immédiatement reproché, en tant que « maladie psychiatrique » etc : ça va merci, on connaît).
Et quand je demande poliment à ce PIMMS s’il a bien lu ma description, là, COMME D’HABITUDE, il ne répond plus. Trop facile, franchement. Plus qu’écoeurant.
Est-ce que vraiment vous allez me proposer de solliciter comme ça les 2000 « France Service », en connaissant déjà d’avance leurs réactions ? Et si oui, n’est-ce pas de la torture ??
Ou est-ce que, plus sérieusement et honnêtement, vous allez ENFIN consentir à VOIR qu’il n’y a PAS d’accès à la Justice pour les personnes handicapées autistes (en violation de l’article 13 de la CDPH de l’ONU, que pour « tenir à distance » vous avez renommée « CIDPH ») ?
Et donc est-ce que vous allez ENFIN faire le nécessaire pour mettre en place au moins UNE personne dédiée pour cela ?
Une seule personne pour un pays comme la France (qui, non, n’est pas une république bananière), est-ce que c’est trop demander ??
Payer une personne DÉDIÉE pour que les personnes autistes en France puissent avoir l’accès à la justice (et pour qu’il soit « veillé au respect de leurs droits » par le DdD, décemment, pas avec mépris, confusion et grossièreté), est-ce que c’est vraiment trop demander ?
Si oui (votre « réponse par défaut »), cela va intéresser le Comité CDPH, surtout quant on sait que pour « gérer » l’apartheid des personnes handicapées en France dans des centres de concentration et de ségrégation pompeusement appelés « instituts », là les moyens et le personnel ne manquent pas : deux millions de personnes !
Et zéro pour l’accès à la justice : cherchez l’erreur (ou la tromperie).
 
Ah et au fait, toujours au sujet du DdD, lorsque, épuisé par les tentatives (pendant SEPT ans) auprès du Siège DdD et écoeuré par leurs insupportables remontrances, je tente naïvement de passer une nouvelle fois par la Déléguée pour les Français de l’Etranger Mme Patricia De Forges (malgré le souvenir cuisant d’une autre, Mme Brigitte Bonnaud, m’ayant envoyé balader il y a quelques années), là « on passe au niveau de jeu supérieur », si j’ose dire.
C’est indescriptible.
Je ne mets pas de lien vers l’article exposant ce « binse » (il est facile à trouver sur mon site), car si je le fais ça me sera reproché, comme tout ce que je fais (ou ne fais pas) dans ce climat avéré d’ABSENCE D’ACCESSIBILITE, où on marche sur la tête.
 
C’est clairement du supplice torturant.
 
Si je vous écris que je me demande si je dois porter plainte hors de la France (ou plutôt, quand je vais devoir le faire, puisque rien n’avance jamais), à tous les coups cela sera immédiatement converti en « propos à caractère menaçant » (alors que je ne fais que chercher à accéder à la justice et à ce qu’il soit veillé au respect de mes droits), ce qui permettra, encore une fois, de servir de prétexte pour ignorer cette nouvelle demande, par exemple en s’estimant offensé(e), ou même en estimant que je serais « dingue » (et ça ne serait pas la première fois), et le tout naturellement sans me le dire, mais vous pensez bien qu’au bout de 28 ans je connais par coeur tous ces mécanismes de l’exclusion automatique (ET COUPABLE) des autistes par l’Administration française.
Je connais la musique, mais vraiment sur le bout des doigts. Je suis maintenant un EXPERT en termes de supplices administratifs français.
Et l’Administration française, sur son piédestal (ou dans sa grande pusillanimité) n’acceptera jamais de voir ses erreurs et de profiter de l’occasion pour corriger. 
Réputée infaillible… Les habits neufs de l’Empereur… Il faut y croire… Ca fait presque penser à une sorte de secte…
A ce niveau, ce n’est même plus pathétique : c’est puéril.
Et tellement indigne de la France (ou plus précisément de ce que cet Etat fait accroire aux autres pays du monde).
 
Je ne comprends pas pourquoi rien n’est fait pour m’aider et pour respecter ce qui est annoncé la main sur le coeur devant le Comité CDPH ou lors des grand-messes CNH.
 
N’y a-t-il donc personne de « responsable » dans les services de l’Etat français, ne voyez-vous donc pas qu’on s’achemine lentement mais sûrement vers des procédures internationales et que des personnes (« responsables mais pas coupables » ?) vont devoir s’expliquer ?
J’ai quitté mon propre pays (la France) à cause de ces Supplices Administratifs, je suis demandeur d’asile auprès d’un autre pays sur la base même des ces sévices et maltraitances par l’Etat français (y compris par négligence, incurie, mépris, etc.) : il est évident que je ne vais jamais laisser tomber, après tout ce que ce système torturant m’a fait (séquestration médico-administrative jamais justifiée à ce jour, immixtion dans ma vie privée et affective avec cauchemar administratif en cours depuis plus de 20 ans, compris effectivement comme une discrimination basée sur le genre par le DdD fin 2015 ce qui est curieusement « oublié » depuis 2016, absence d’assistances socio-administrative et juridiques accessibles et adaptées…) : vous ne voyez toujours pas qu’un jour où l’autre cela va finir par « éclater » si rien n’est fait ?
Et ce jour-là, je me demande bien comment vous allez pouvoir vous justifier.
Car on ne pourra pas dire « on ne savait pas », au vu de mes 28 ans de « productions » (excusez-moi du peu).

Est-ce que quelqu’un dans ce système torturant va, au lieu de me reprocher mes demandes d’aide, plutôt y répondre et faire en sorte d’aller vers la diminution de ces tortures, ou est-ce que sinon il n’y a vraiment que le NEANT, le vide, la « division par zéro » et le vertige, l’abîme, le désespoir, c’est à dire la TORTURE PSYCHO-ADMINISTRATIVE PAR L’ETAT FRANCAIS ET PAR LES RESPONSABLES CONCERNE(E)S ?
Et j’espère qu’on ne va pas ENCORE me servir, réchauffée, la « mauvaise blague » consistant à m’informer de l’existence d’avocats (qui n’ont aucune obligation de service public et qui aident donc encore moins que l’Etat), ou de la chose appelée « Aide Juridictionnelle » qui semble dater d’un temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître.
Cette « chose » est tellement kafkaïenno-ubuesque que non seulement elle ne répond jamais à mes demandes d’accessibilité (à part pour me parler d’une avocate refusant clairement d’entendre parler de handicap et de CDPH, merci pour la blague sinistre, mais « même pas drôle »), mais en plus, maintenant, on m’a même fait le coup de me retirer l’aide de cette avocate commise d’office, pour des prétextes relevant soit de la mauvaise foi la plus éhontée, soit carrément de la pathologie psychiatrique (cela est montré dans un article sur mon site, avec toutes les preuves).
 
Dans l’espoir « à vie » d’une réponse concrète, informative, et surtout utile, je vous prie de pardonner tout ce qui n’est « pas adapté » à un système clairement dépourvu d’adaptations jusqu’à preuve du contraire (attendue de vous donc), et de bien vouloir agréer, Mesdames, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées – et écoeurées puissance mille.
Et encore pardon d’exister, de croire naïvement aux grands principes de la France, d’être « particulièrement pénible », etc.
 

Eric LUCAS
Martyr de l’Administration Française
Autiste CIM-11 6A02.0 à haut potentiel altruiste
Rescapé de la psychiatrie publique française et de ses médesinges – Martyr Administratif Français depuis 1994
Torturé en 2002-2006 par le Ministère des Aff(ai)res Etrang(èr)es de la France
Fondateur de AllianceAutiste.org, Autistan.org et Autistance.org en 2014
Demandeur d’asile auprès de la République fédérative du Brésil depuis 2017
Usager-Expert en Troubles et Sévices Administratifs Français

EricLucas.org

« (…) aux personnes en situation de handicap (…), je veux ici dire très solennellement que la République sera toujours à leurs côtés et qu’à chaque fois qu’il y a une difficulté, une impasse, une épreuve, qu’ils n’ajoutent pas une forme de culpabilité, à ce qu’ils vivent : c’est la nôtre de culpabilité, pas la leur. Eux, ils ont à croire dans leurs rêves. Votre différence, ça n’est pas celle que nos regards, trop habitués aux normes, croient voir. Votre différence, c’est votre potentiel. » –  Emmanuel MACRON, 11/02/2020