Vécu surréaliste d’une heure non-conflictuelle avec l’Administration française

Je sors d’une réunion d’une heure avec le Chef de Chancellerie et la Responsable du Service Social du Consulat de France à Rio.

Les rapports et les discussions se sont parfaitement bien passés, à tel point que je suis encore dans une sorte d’état de « flottement » incrédule…

Certes, cette réunion n’a rien résolu du « fond » des mes problèmes d’injustices administratives, mais au moins on a pu en parler (pour la partie la plus actuelle et criante).

Et surtout, les discussions que nous avons eues correspondent, de fait, exactement à ce que je demande à cor et à cris depuis plus de trois ans, à savoir : une assistance socio-administrative publique et au moins un interlocuteur de l’Administration.
Même si c’est juste une heure pour l’instant, ça fait mathématiquement « infiniment plus » que rien du tout pendant des années.

Parce qu’il est impossible de régler les problèmes sans dialogue (surtout verbal car personne ne comprend rien à mes lettres), et qu’un dialogue est impossible sans interlocuteur.
C’est logique, c’est le B.A.BA de départ. 

Ma première tentative avec une petite grève de la faim en juin 2017 (toujours avec le même Consulat, et toujours pour obtenir assistance et interlocuteur) n’avait pas donné grand chose.
Presque 3 ans plus tard, il y a donc une « avancée » sensible avec cette réunion. 


J’avais eu droit à un silence radio de leur part depuis fin 2017, mais – peut-être grâce à diverses lettres recommandées envoyées au Ministère (dont peut-être quelqu’un a lu quelques phrases, en tombant par chance sur un argument qui porte) – finalement on a eu cette réunion.
Très sympa.

Comme quoi la persévérance finit par « payer » un jour ou l’autre.

La suite ? Je ne sais pas. J’essaie de ne nourrir aucun espoir.
Trop de déceptions. Supplice de Tantale.
Dans cette torture mentale, le mieux est d’éviter de penser…

EL