Cauchemar H.O. – MonkeyLeaks : Mon ‘regard vert de biais, morne et méprisant, ou traversé de lueurs diaboliques’…

Extraits du « dossier médical » fait par les médesinges incompétarrogants du Vinatier qui m’ont « gardé » de force pendant 15 mois il y a 25 ans

— page 5, extrait 5c —  (voir aussi l’article précédent)

Je vous avais bien dit que ça allait « monter en puissance »… 
Cet extrait est court, mais il vaut son pesant de neuroleptiques !!

Alors là… C’est du lourd, quand même…

Bah vous pouvez vous frotter les yeux, c’est sûr !
Oui, en France, le contribuable raque (2500 F / jour à l’époque, environ 1000 € maintenant), pour que des gens écrivent leurs délires dans un dossier médical, et aient le droit et le pouvoir de séquestrer un citoyen !!!!!

En fait, malgré tout le côté ignoble de ce torchon et de cette histoire, chaque fois que je lis ce passage, je ne peux pas m’empêcher d’éclater de rire !

Non mais déjà franchement, bande de sales taches, qu’est-ce que vous voulez que je fasse d’autre, que de passer « de longues heures dans ma chambre » !!???  Dans un « service » où il n’y a strictement rien à faire, à part aller hanter une salle de télé (où je n’ai pas dû passer plus d’une minute en 15 mois), une salle de… (je sais même pas quoi, disons « loisirs »), sans rien d’intéressant à part quelques bouquins aux pages arrachées ?
LA MISERE TOTALE ! A 2500 F/ jour…

Alors quand t’en a marre de marcher comme un con dans le couloir, ben forcément tu restes dans la chambre, qu’est-ce que vous voulez que je fasse d’autre, franchement  ???
Aller papoter avec les infirmiers ??
(Cela dit, j’ai fini par le faire parfois, car je me faisais tellement CHIER, qu’après tout, leur parler ça me changeait – et je l’ai payé assez cher, quand je vois les CONNERIES que ces infirmiers écrivent sur moi dans leurs rapports…).

Mais ce qui est tordant, c’est les expressions utilisées…

Le « regard vert » et – comme si ça suffisait pas – les « lueurs diaboliques« … HAHAHAHA !! MDR, franchement…

Non mais on hallucine en lisant ça…

Mais ce qui m’amuse aussi, c’est de voir qu’ils ont très bien perçu à quel point je les méprisais…
(Faut bien comprendre qu’avec ces gens, tout est toujours « lisse », ils ne te disent jamais ce qu’ils pensent, donc je ne me doutais même pas qu’ils avaient perçu ça, et d’ailleurs, dans ma situation, je m’en fichais pas mal.)

Enfin quoi, je me fais enfermer, sans justification, sans faits précis, sans diag, sans possibilité de défense, sans que PERSONNE (même pas eux) ne sache quand ça va finir, et ils arrivent encore à s’étonner que je sois « morne » ???
Et que je les méprise ????  

Faudrait quoi, que par dessus le marché, que je sois agréable, que je fasse des risettes ???
Que j’admire des gêoliers stupides et arrogants ?????

Que je leur demande comment ça va ????

Ou que je parle du temps qu’il fait ???????????????? !!!

Put1 mais les TTAAAAACHES !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!………………

Parfois je me dis que peut-être les lecteurs ne vont pas me croire, vont penser que j’ai fait des montages…  Mais j’ai bien ces papiers, je ne trafique rien, j’ai juste augmenté beaucoup la luminosité des images, pour qu’on ne puisse pas lire ce qu’il y a derrière, par transparence.

C’est même tellement incroyable, que finalement je colle aussi la version originale, non « éclaircie » :

 

L’essentiel des « problèmes » dont je leur parlais, c’était des « problèmes de communication » et des « problèmes sociaux » (qui me pourrissaient l’existence évidemment, puisque je ne connaissais pas la notion d’autisme) : j’avais même fait une liste avec ces grandes parties, alors que je ne connaissais rien du syndrome d’Asperger.

Eux non plus, évidemment, et bien sûr je le leur reproche, car quand on est un « grand ponte » au point de pouvoir décider de la liberté des gens sans même passer par la Justice, on devrait au moins se tenir au courant de l’actualité scientifique ou médicale !

Mais même sans ça, le pire c’est le fait de détenir quelqu’un sans raison valable, autisme ou pas.
Et je vous assure qu’à aucun moment je n’ai été violent, agressif, dangereux etc.
Ni en actes ni en paroles, ni même en pensées (par exemple, en écrivant tout ça, je suis plus « violent » que durant toute cette détention).
De toute façon, avec le « traitement » que tu prends, tu es légumifié et tout docile…

Le seul moment où j’ai été « violent », c’est quelques jours avant, dans un autre hôpital, quand j’ai jeté un téléphone au sol, dans un mouvement d’exaspération (comme chacun le fait au moins une fois dans sa vie, je pense), ce qui leur a suffi pour parler de « gestes agressifs envers le personnel » (alors que si j’avais voulu viser l’infirmière, je n’aurais pas pu la manquer, à moins d’un mètre face à moi, or j’ai évidemment jeté dans une autre direction, mais j’ai même jamais eu l’occasion de pouvoir me « défendre » à ce sujet, de pouvoir m’expliquer, car on n’arrive jamais à parler des choses « discutables », et à chaque fois que j’essayais de me justifier, pour eux j’étais dans la « revendication procédurière », et ils me ramenaient toujours sur d’autres sujets : mes « problèmes »… comme si le fait d’être détenu contre ton gré et sans justification plausible n’était pas le premier des problèmes !).

C’est surtout ça, cette histoire de téléphone, qui leur a servi à décréter que j’étais « dangereux », et donc à déclarer l’H.O. Je l’ai su plusieurs années après, en lisant les certificats, et encore, il faut deviner, car ils ne citent même pas le téléphone, ça reste toujours vague.
Et totalement en contradiction avec la loi, qui exige des certificats *circonstanciés* évidemment.

On imagine mal des policiers ou des juges mettre quelqu’un en prison, même en garde à vue, juste en disant « il avait un comportement agressif » !
D’ailleurs, tiens, j’aimerais bien faire le test, aller dans un commissariat, et m’énerver un peu et jeter un téléphone au sol, juste pour voir s’ils me mettent en garde à vue pour ça !
Même si c’était le cas, ça ne devrait pas dépasser quelques heures.
Pour cause d’absence de motif évidemment.
Surtout si je suis super calme ensuite (ce qui fut le cas avec l’histoire du téléphone, et je peux même le démontrer).

Vraiment n’importe quoi… Ils font ce qu’ils veulent, le moindre prétexte est bon, personne ne vérifie, tu peux pas te défendre, pas de Justice, pas d’avocat, rien ! C’est EN FRANCE !!! Pas en Corée du Nord ou je sais pas quoi…

Bref, pour en revenir au coup du « regard vert » et des « lueurs diaboliques », c’est quand même un grand moment d’anthologie de la littérature psychiatrique !!! 

(Déjà, des « lueurs diaboliques », c’est quoi au juste  ?)
Peut-être un air fâché…
Tiens j’en arrive presque à regretter qu’ils n’aient pas écrit que j’étais « pas très aimable », ou « pas gracieux » : ça aurait été le bouquet.
En même temps, ils écrivent des trucs qui veulent dire la même chose, comme par exemple mon « absence d’affect »…
Etre en état de choc au début, et incrédule, pétrifié dans un tel cauchemar, ça les dépasse.
Et ensuite, quand tu commences à te « détendre » un peu (si je puis dire), là faudrait peut-être que je sois « cool »…
Put1 c’est pas le Club Med, m., c’est « l’hospitalisation sous la contrainte » !!!!
Alors mon « affect », vous savez où vous pouvez vous le mettre…

Et en ce qui concerne mon « affect » dans le genre « tristesse », ben quand t’es face à des robots, des gens toujours « de marbre » (sauf peut-être certains infirmiers, et encore c’est très limité), tu peux pas pleurer, c’est simple. Et pleurer face à des médesinges qui t’enferment, non merci.

En fait, tout le long, depuis les premières minutes, ces gens n’ont pas cessé de se référer (sans le dire) à « autre chose », à des films notamment.
Incapables d’écouter ce que je dis, sans le mettre automatiquement dans une case, généralement très irréaliste, de l’ordre de la fiction, littéraire ou cinématographique…
Parfois ça parle de « James Bond »… Ce genre de conneries…

Bref, tout du grand délire…   
Totalement à l’ouest, mais (évidemment) ils arrivent tout de même à penser que c’est toi qui es dans le délire…

 



Ajout du 02/07/2021 :

Un jour, j’ai eu la chance d’approcher de très très près la cage d’un tigre, dans la pièce où les soigneurs (? enfin bref le personnel) s’en occupent.
C’était vraiment très impressionnant.
Il était immense. Dans les 3 ou 4 mètres, je sais pas.
Couché, tranquille, près des barreaux.
Il regardait vaguement dans notre direction, l’air de rien, ni agressif ni gentil, juste tranquille.
Il en émanait une sorte de « puissance »…
Ce noble animal dégageait une sorte d’impression de « supériorité », qui était accentuée par son calme, sa placidité même, dans cette situation parfaitement injuste.
Evidemment injuste et même ignoble, parce qu’un fauve aussi sauvage, aussi beau, aussi « naturel », il n’a rien à faire dans une cage ou même dans un enclos, juste pour être montré aux visiteurs (c’était dans une sorte de zoo).
C’était vraiment… « puissant »… et « magnétique »…
J’étais très impressionné, et – il faut l’avouer – plutôt apeuré malgré l’épaisseur des barreaux et malgré l’air parfaitement calme.
Si calme même, qu’il aurait presque fait penser à ces « peluches » qu’on met dans les lits…
Comme quand on voit un beau chien, chat, cheval, ou autre animal, on a instinctivement envie de le caresser, pas vrai ? Et en général, on le fait…
Moi j’étais plutôt « pétrifié », dans une sorte de contemplation, quasiment hypnotisé par ses yeux immenses, sa beauté, sa perfection, sa force (qui était perceptible rien que par sa taille et sa morphologie).
Mais l’ami qui était avec moi était plus « hardi » que moi, et il s’approchait de plus en plus du tigre en disant à quel point c’était impressionnant, beau (ou « mignon » je sais plus), etc.
Le soigneur qui nous avait permis d’entrer là, dans cet endroit interdit au public (grâce aux talents de persuasion de mon ami) nous observait, attentif.
A un moment, mon ami dit que ce tigre donnerait presque envie de le caresser, et je connais bien cet ami, c’est quelqu’un qui veut toujours dépasser les limites (la preuve déjà, en parvenant à convaincre les gardiens de nous faire entrer dans cet endroit hautement interdit et dangereux).
Il y a des gens comme ça, qui veulent aller toujours plus loin, repousser les limites (pas toujours de manière judicieuse ni même légale…).
Mais le gardien (ou soigneur), qui devait avoir une bonne dose de « psychologie » a deviné les intentions de mon ami et ce qu’il était sur le point de faire, et il a déclaré, presque sentencieusement, en parlant du tigre :
« Il n’attend que ton erreur…… »
Seulement 6 mots, mais des mots qu’on ne prend pas à la légère !
Donc mon ami a revu ses intentions à la baisse, et l’histoire en est restée là.
Quand t’es à moins d’un mètre d’un tigre de 4 mètres, et que l’espace entre les barreaux est très largement suffisant pour qu’il y passe le bras (enfin, la patte), et que tu crois savoir qu’un tigre, c’est plutôt vif, tu ne fais pas trop le mariole…….
Après, peut-être que ce tigre était inoffensif (???), mais tout de même, j’imagine mal qu’il aurait accepté de se laisser caresser ou toucher comme ça par un étranger.
Avec ses soigneurs, je suppose que c’est différent.
Peut-être que le gardien a dit ça par sécurité, pour parer à tout accident.
Parce que si le tigre avait griffé ou pire, bonjour la faute professionnelle…
D’autant plus que dans le même parc animalier, il y avait déjà eu des morts (dont au moins un gardien), tués par des animaux (c’est triste pour ces personnes, mais bon si on se met à la place des animaux ainsi maintenus en captivité contre leur gré… enfin bref).
Mais pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? (si quelqu’un lit…)
Parce que souvent, quand je repense à mon enfermement de 15 mois en hôpital psychiatrique, j’ai l’impression d’avoir été un peu « comme un lion en cage » (surtout du fait que je ne trouvais rien de moins horrible que de faire les cent pas en marchant dans le couloir en forme de T, « comme un lion en cage », vraiment, à faire comme ça des aller-retour pendant des heures, histoire de ne pas « devenir dingue », d’avoir l’impression d’exister, de « faire » quelque chose).
Mais en relisant certains écrits des infirmiers aujourd’hui
en fait c’est cette anecdote du tigre qui me vient en tête.
Car en fait, en les lisant, on devine une sorte de peur de quelque chose qui les dépasse, qui est beaucoup plus fort qu’eux, et de très différent, et c’est bien pour ça qu’ils me gardaient enfermé et sous leur domination (pas les infirmiers mais les médecins).
Ces gens me tenaient par la force et par la contention chimique et psychologique, du genre que si je sortais, ils pouvaient appeler la police pour me retrouver etc. – ou des déclarations du type « Si vous arrêtez de prendre votre traitement [Solian 200, Haldol], vous prenez le risque de vous retrouver enfermé en H.P. à vie ».
A aucun moment je n’ai été violent ni même voulu l’être, dès les premières minutes où je me suis retrouvé dans ce piège.
Faudrait vraiment être « inconscient » ou stupide pour se rebeller physiquement dans un environnement dont on devine immédiatement qu’il en a vu d’autres, et que donc tout est prévu pour mater quoi que ce soit.
En plus, je ne suis pas violent physiquement (à part claquer des portes, ou jeter des objets à terre, ou casser des objets uniquement s’ils m’appartiennent, rien de plus, ce qui n’est PAS « dangereux », jamais, pour personne !).
Violent verbalement oui, parfois, ben pardon mais on a quand même le droit de hurler, quand on ne trouve aucune autre solution.
Mais pendant ces 15 mois à l’H.P. je n’ai même jamais crié, pas une seule fois, c’est sûr.
Déjà, avec les « traitements », et l’état de choc, tu es plutôt amorphe.. (d’où le réflexe de marcher, d’ailleurs, pour « exister » et ne pas sombrer dans le néant, dans ce que j’appelais « les limbes psychiatriques » dès la première lettre que j’écrivais à un ami dès le second soir, à plat ventre sur la carrelage froid de la « chambre d’isolement, après avoir réussi à obtenir une feuille et un stylo, lettre rédigée exactement de la même manière que maintenant, lucide, logique etc, enfermé par des abrutis finis).
Où en étais-je ?…
Oui donc, bref, en fin de compte j’étais un peu comme ce tigre…
Sans le côté « dangereux » bien sûr.
Et donc « les autres » (infirmiers, médecins) étaient relativement tranquilles, sachant qu’ils avaient « la puissance et la sécurité » de leur côté (comme dans l’anecdote avec les barreaux et le tigre).
Tranquilles, mais bon, pas très rassurés quand même…
Car moi je savais très très bien que je n’étais pas dangereux, mais eux ils ne pouvaient pas deviner…
Maudit « principe de précaution » !
(Cette histoire d’isolement ou de contention ou de soins sous la contrainte au motif d’une « dangerosité supposée », c’est formellement interdit par la CDPH de l’ONU (entre autres), mais bon, le jour où la France daignera respecter cette Convention, les poules auront des dents… ou les tigres auront des plumes… enfin bref).
Eux (le personnel), je ne me posais même pas la question de savoir ce qu’ils pensaient de moi : je suis autiste, et en plus c’était en 1994 donc je n’avais pas les connaissance que j’ai maintenant sur le « non-autisme ».
Mais moi, j’étais vraiment sûr de ma « supériorité », c’est à dire d’être dans le juste, et d’être victime d’une erreur et d’abus par des gens visiblement incapables de comprendre ce que je disais (chose qu’ils avouent dans leurs écrits : « En somme, c’est pas simple ! »).
Donc je ne pouvais rien faire de plus que de « prendre mon mal en patience », comme on dit, et je vous assure que c’est vraiment horrible quand c’est si injuste, si inutile, quand il n’y a RIEN à faire (à part « tourner comme un lion en cage », ou rester couché, ce qu’on me reprochait aussi), surtout pour une personne comme moi qui, depuis aussi loin que je puisse me souvenir, est toujours en train de « faire » et de créer des trucs.
D’ailleurs le toubib un jour, à ma question « mais qu’est-ce que je vais faire ? » (au sujet des heures où j’étais obligé de venir dans un « service »), m’avait répondu « Vous ne ferez… RIEN ! ».
(J’imagine que ça fait partie de leurs « soins » à la con…).
Et surtout quand PERSONNE ne sait quand tu vas pouvoir sortir, et quand tout se compte en mois ou en années, et que tu vois qu’en plusieurs mois RIEN n’évolue, ni de leur côté, ni chez les autres « patients », ni nulle part.
C’est vraiment un cauchemar !!
Et là j’en parle très superficiellement (faute de temps).
Bref, j’étais comme ce tigre, j’étais obligé de paraître le plus docile possible pour avoir une chance de m’en tirer (mais ça j’ai mis des mois pour le comprendre).
Et puis, peu à peu, on m’a progressivement rendu ma liberté, Dieu merci 🙂
A mon avis, un tigre, ça peut éventuellement s’enfermer, mais c’est pas comme un chien (même si j’aime beaucoup certains chiens), il ne se laissera jamais vraiment « apprivoiser »…
Et heureusement.