20180401 Pour le « Défenseur Des Droits » : Rappel du dossier « urgent » déposé chez vous fin 2015 – Nouvelle demande de cessation de supplice administratif

Contexte, et explications :
 
Ci-dessous, un courriel que j’ai envoyé hier au DDD. En me forçant vraiment beaucoup pour me décider à l’écrire, vu le niveau de « rentabilité » de mes efforts auprès de ce tas de sable nommé Administration française.
(Je demande pardon au sable pour une telle comparaison, mais si j’écris « tas de crasse », ça va encore froisser… Tu m’en veux pas, sable, hein ? Oui oui je sais, ils sont trop idiots, petits et lâches, on peut pas leur en vouloir…)
 
N’ayant toujours ni interlocuteur(s) de l’Administration française, ni assistance à la communication, cela fait longtemps que je ne sais plus à qui m’adresser, et que je n’ai pas d’autre idée que de poster mes emails publiquement, dans l’espoir que quelqu’un fasse quelque chose, comme avec des bouteilles à la mer.
 
Ca ne m’intéresse pas de rendre publique ma vie privée, et j’ai hésité pendant plus de 20 ans avant de m’y résoudre. Si quelqu’un a une meilleure idée…
 
Concernant le courriel suivant, en toute logique les services du DDD devraient l’ignorer, et c’est pourquoi j’anticipe, avec cet article. L’espoir fait survivre.
 
Les rares fois où j’ai réussi à obtenir des réponses humaines (non officielles), c’était du genre « Oui on comprend, oui c’est injuste, oui c’est dur, mais on ne peut rien y faire ».
Vu que c’est PARTOUT pareil (tous les ministères), cela confirme que non seulement le système est vérolé, mais qu’en plus il servi par des gens tous plus incapables les uns que les autres.
J’ai donc un peu de mal à supporter calmement d’être l’esclave d’autruches incapables de gérer leur propre bourbier.
 
Les seuls qui peuvent débloquer, c’est les gens très très haut placés (chef de cabinet pref ou min, et plus), mais pour ça il faut qu’ils comprennent suffisamment la situation. Or, ils ont autre chose à faire.
Donc, dans le meilleur des cas (genre, un an d’efforts et d’insistance, grève de la faim etc.) la situation est relatée par des fonctionnaires intermédiaires croyant comprendre, alors qu’ils ne comprennent pas.
Bref les amalgames classiques, avec en plus le fait que je suis autiste donc les gens croient que c’est moi qui ne comprends pas les choses.
Et en plus, comme depuis 2014 je ne peux plus rester calme, mon irritation les renforce dans leur stupide croyance selon laquelle je serais « un dingue ». Bref, la routine, les « raisonnements » automatiques non-autistiques (« à deux balles ») dans toute leur splendeur. (Les autistes dans mon cas comprendront…)
 
Si je pouvais m’expliquer directement auprès des gens appropriés, il me semble évident qu’ils n’accepteraient jamais de laisser durer cette torture 5 mn de plus.

Mais comme je n’ai aucun interlocuteur, et que le peu que j’arrive à obtenir parfois sont trop lâches pour insister auprès de leur chef pour qu’il insiste auprès de son chef pour que celui-ci demande l’autorisation de telle ou telle mesure justifiée mais non prévue, alors je reste à traîner mon boulet dans mon désert.

 
Et à ennuyer des lecteurs, qui eux aussi ont autre chose à faire.
 
Une sorte d’interprète permettrait de faire le lien, de faire comprendre les bonnes choses aux bons endroits.
Mais sans dialogue, il n’y a pas de solution.
C’est pourquoi j’insiste « comme un dingue » pour finir pour avoir au moins un contact. Inutile de me dire que ça ne marchera pas en étant énervé. C’est trop tard. Je ne veux plus ni ne peux plus entendre de reproches sur « mon comportement » !! (Sauf par des gens ayant vécu de tels supplices, à la rigueur, mais à mon avis ils ne vont rien reprocher, ils vont encourager !).
L’Etat français DOIT fournir une solution, c’est tout. Sinon c’est juste un Etat de polichinelles.
 
Vive la France…


Tiens, je viens juste de remarquer qu’aujourd’hui, premier avril 2018, c’est le QUATORZIEME anniversaire de la signature du « Pacs » avec mon ami soutien de vie, le 01/04/2002. QUATORZE ANS DE MERDE ADMINISTRATIVE fleurant bon le terroir, comme seul l’Etat français en a le secret.
Ce même Pacs que le DDD fait semblant de ne pas voir (?), alors que finalement une grande partie du problème « cauchemar titre de séjour » tourne autour des injustices liées au Pacs en matière de droit au séjour (sans parler des ABRUTIS de chefs de service de pref ne connaissant même pas leurs circulaires, ou qui te disent, même quand tu leur en parles très diplomatiquement, qu’ils ne sont pas obligé de les appliquer, bref, les « petits connards de service« , les petits trous du cul du genre Christophe H.).
(Et surtout, PAR PITIE, qu’on ne me propose pas, encore, de me marier avec mon ami (qui est comme un frère) !!! Quelle connerie ! C’est quand que vous arrêterez de marcher sur la tête, bande de tarés ?)
 

Ma messagerie m’indique que l’adresse email de la dame qui s’occupait de mon dossier n’existe plus…
Ca aussi c’est la routine, c’est ma vie. Les gens changent de service, parfois prennent leur retraite… Mais moi je suis toujours avec mon boulet, avec les mêmes dossiers administratifs de merde, qui n’avancent pas !!!! Comment ne pas péter un câble, au bout de 10, 15 ou 20 ans ???!!!!
 


De : Eric LUCAS
Envoyé : samedi 31 mars 2018 19:09
À : ***@defenseurdesdroits.fr; ***@defenseurdesdroits.fr; ***@defenseurdesdroits.fr
Cc : ***
Objet : DEMANDE D’AIDE URGENTE SUPPLICE ADMINISTRATIF (que vous connaissez)
 
Bonjour
Fin 2015 vous m’avez dit que l’injustice dans le dossier titre de séjour de mon ami était claire et que vous vouliez m’aider « en urgence ».
Au bout de quelques mois, en l’absence d’aide, j’ai réussi à motiver un chef de cabinet de préfecture, qui, dans un moment de lucidité et d’humanité, a immédiatement donné le feu vert pour une carte de séjour d’un an, alors que ça traînait depuis des années.
Je vous en ai informés, et vous m’aviez dit que vous pouviez appuyer cette demande de carte, ce qui était inutile puisqu’elle était en fabrication.
Le manque d’aide, de nouvelles, d’assistance à la communication, a entraîné une irritation de ma part, à laquelle vous n’avez pas réussi à vous adapter.
Vous avez alors estimé que seul mon ami pouvait faire une demande auprès de vos services, et vous vous êtes servis de cela pour ignorer tous mes messages ultérieurs, et aussi pour ignorer ma demande relative à la séquestration médicale qui pourtant ne concerne pas mon ami.
Aujourd’hui, en mars 2018, la situation administrative de mon ami est encore plus dégradée qu’avant, alors que vous étiez le SEUL organisme qui avait compris l’injustice et qui pouvait aider.
Malgré tous ces sévices administratifs, frustrations, injustices et contrariétés, je croyais pouvoir ajouter quelque crédit à vos réponses ; or je lis sur votre site que je peux tout à fait vous demander de l’aide pour un tiers, s’il est un « ayant-droit », ce qui est le cas puisqu’il y a un Pacs, ce que vous ne pouvez ignorer.
Pouvez-vous commenter et expliquer ?
Pouvez-vous ENFIN régler le problème adm de mon ami, qui dure depuis 2002 ?
Pouvez-vous m’aider à obtenir l’assistance à laquelle j’ai droit personnellement, c’est à dire une personne chargée de faire l’intermédiaire entre moi et l’administration, puisqu’il est très très clair que mes explications sont, au mieux incomprises, au pire « agaçantes » et sources des refus, des sévices et des mutismes administratifs qui sont eux-mêmes les sources des problèmes dont je demande la résolution.
Pouvez-vous me dire qui peut m’aider à « traduire » le présent courriel pour qu’il soit productif ? 

Sans les difficultés de compréhension, et souvent la mauvaise foi et la mauvaise volonté des fonctionnaires, il n’y aurait ni mon problème d’hospitalisation arbitraire, ni le problème du titre de séjour qui serait réglé depuis bien longtemps.

L’incompréhension et l’irréalisme administratifs sont faciles à démontrer, aux personnes ayant le courage d’affronter la vérité et de voir leurs faiblesses.

La nécessité d’un médiateur, et d’interlocuteurs identifiables, est une évidence.
J’y ai droit en tant que citoyen victime de l’Etat français, et a fortiori en tant qu’autiste.

Je vous demande donc à nouveau de m’aider, et surtout, si vous répondez, de ne pas aggraver la torture par une « réponse administrative » pas claire ou en langue de bois.

Merci.

Eric LUCAS